LEJEUVIDEO.COM: jeux vidéo PC et consoles
Inscription Accueil bdd Forums Tops Tops Contact
 
Login:
Pass:
>
 


19
G-15 [ Niv: 8; Exp: 1603 ]
[ Envoyer un message privé ]

Ahhhh, GTA. Une superbe ôde à la malfaisance. Quel éloge de tout ce que peut faire un homme dont l'ambition compense le manque de scrupules ! Je vous préviens tout de suite, on est chez les durs. La jungle urbaine. Avec sa faune de drogués, de petites frappes, de prostituées, de proxénètes, de politiciens véreux, de policiers obèses. Oubliez le bien et le mal, il n'y a ici que le pouvoir, et vous n'êtes pas le seul à le convoiter. Il va falloir tuer un tas de gens, dont des innocents, mais pour vous, ce n'est qu'un détail.

Après le très bon GTA 3, il y eu l'excellent Vice City. Dans San Andreas, vous n'êtes plus dans la peau de Tommy Vercetti, et les années 80 appartiennent au passé. Désormais, vous vous appelez Carl Johnson. Après quelques années d'exil, vous revenez dans le ghetto noir de Los Santos, là où vous avez grandi, dans la pauvreté et l'exclusion. Pas de mariages mais beaucoup d'enterrements dans ce jeu. Pour commencer, c'est votre mère qui a rendu l'âme, et vous venez la mettre en terre. La famille avant tout. Pendant votre absence, votre gang, Grove Street, s'est fait marcher sur les pieds. On peut être déconcerté par le choix que va faire CJ à ce moment. Au lieu de repartir rapidementet de se faire oublier, notre anti-héros n'hésite pas une seconde à reprendre son ancien style de vie, rempli de violence gratuite et de meurtres qui payent bien. Cette imprudence paraît illogique, mais elle permet au final de comprendre qui est vraiment CJ. Ce n'est pas un sentimental, et pour lui, la fin justifie largement les moyens.

Les GTA ont toujours catapulté le joueur dans un univers très immersif. Vice City proposait un scénario à la Scarface, rempli de barons de la coke, de néons et de pop-rock. San Andreas possède lui aussi une ambiance fantastique. En vous plaçant dans un contexte très semblable à celui des émeutes de 1992 à Los Angeles, les développeurs de Rockstar ont eu accès à un univers très riche.

En effet, c'est une province entière qui s'offre à vous. Los Santos est une réplique miniature de L.A, avec ses studios, ses plages et ses ghettos. Une fois sorti de la ville, vous pourrez visiter la campagne. Des petites bourgades par-ci par-là, des champs, un paysage assez terne qui fait beaucoup penser au nord de la Californie. Puis vous découvrirez San Fierro (miroir de San Francisco), avec ses tramways, ses dénivelés, ses snobinards défoncés et son brouillard. Vous brûlerez ensuite dans le désert, avec sa copie du barrage Hoover et de la zone dont il ne faut pas parler. Finalement, vous irez perdre ce qui reste de votre âme à Las Venturas ! Je laisse Bender (Futurama) vous présenter cette ville en détails : "Des tables de blackjack et des putes ! " Merci Bender. Les villes, très vastes, sont remplies de raccourcis et d'endroits que vous reconnaîtrez au premier coup d'oeil. La campagne peut paraître vide au premier abord, mais en l'explorant, vous aurez de nombreuses surprises. On prend un grand plaisir à parcourir l'immense carte (sans le moindre temps de chargement), et même les trajets entre les villes sont agréables, lorsqu'on les effectue à 150 km/h, en sens inverse sur l'autoroute, monté sur une moto "Chopper", typiquement West Coast.

Rockstar a apporté le même soin aux personnages que vous croiserez sur votre chemins. Chefs de gangs, taggeurs et machos, Mexicains fans de low-riders modifiés, policiers amateurs de doughnuts... C'est un festival de clichés hauts en couleurs : le vieux hippie anarchiste et constamment allumé, le "pimp" et son goût pour tout ce qui brille, la folle dangereuse qui partage son temps entre le sado-masochisme et le braquage de banque... Chacun d'entre eux a sa place dans l'histoire, et les dialogues innombrables (et tous parlés, avec des voix toujours bien choisies) sont d'un niveau irréprochable, tantôt hilarants, tantôt tendus... On est complétement immergé dans cet univers sans foi ni loi, grâce à un scénario complexe et plein de rebondissements.

En plus du décor et des acteurs, des milliers de petits détails participent à l'immersion, de la manière très "Gangsta" que CJ utilse pour tenir son pistolet, jusqu'au blagues cachées sur les plaques d'immatriculation. Mention spéciale aux symptômes ressentis par CJ quand il détruit au lance-flammes un champ de cannabis, où aux traces de sang sous vos pneux lorsque vous écrasez un piéton. Le disque du jeu lui-même est placé à la fin d'un guide de tourisme très bien réalisé. On ne peut qu'admirer le travail effectué sur l'univers du jeu, les créateurs ont pensé à tout. Tous ces éléments se marient pour donner une ambiance très particulière au jeu, dans lequel vous apprendrez à ne faire confiance qu'a vous-même, et à votre arsenal.

Pour progresser dans le scénario, vous devez accomplir des missions proposées par vos contacts du moment. Elles sont très (très très) nombreuses et agréablement variées. Vous ferez un peu de tout : voler, tuer, piller, blesser, humilier, brûler, etc. Jamais on ne perçoit un manque d'inspiration, bien au contraire. Vous serez constamment étonnés par les idées des créateurs du jeu, comme lorsqu'on vous demandera de couler dans le béton un WC de chantier où s'est réfugié un concurrent. Savoureux. Cependant, il arrive de temps à autre qu'on reste bloqué quelques temps sur une mission trop difficile, comme dans les autres GTA. Mais ce n'est qu'occasionnel, et on s'amuse encore plus après être venu à bout de ces obstacles. En dehors des missions obligatoires, une quantité hallucinante de tâches secondaires peut être accomplie. Courses illégales, conquête des territoires des autres gangs, taggage, achat d'entreprises pour blanchir l'argent sale, et j'en passe. En les complétant toutes, vous serez à la tête d'un véritable empire immobilier, criminel et financier.

Vous pourrez aussi améliorer les compétences de CJ, ce qui est une nouveauté dans un GTA. Votre avatar possède plusieurs caractéristiques qui pourront vous faciliter la vie si vous les gérez correctement. La musculation améliorera votre force et l'apnée augmentera votre capacité pulmonaire, et si vous ne faites pas attention à votre alimentation, vous devrez aller perdre vos kilos en trop au gymnase. La précision des armes s'améliorera elle aussi, à mesure que vous les utiliserez, et vous recevrez parfois des bonus intéressants, l'ambidextrie par exemple. Ce système n'est jamais contraignant, et ajoute un petit côté RPG, original dans ce genre de jeu. Que serait un GTA sans une abondance de moyens de transport ? Vous pourrez vous amuser au volant de plus de cent véhicules différents, comprenant des voitures, des motos, des vélos, des bateaux, des hélicoptères et même des avions. La conduite, très typée arcade, ne pose aucune difficulté. Cependant, chaque véhicule possède ses subtilités, qu'il faudra connaître sous peine de vous retrouver dans des situations très difficiles. Ainsi, n'éspèrez pas prendre des virages en épingle avec une limousine, ni semer les policiers au volant d'un vieux tracteur. Vous aurez aussi accès à une grande variété d'armes. Celles-ci sont classées par type : armes de mêlée, armes de poing, pistolets mitrailleur, fusils d'assaut, etc.. Vous pouvez porter une arme de chaque catégorie sur sur vous, ce qui suffira amplement.

Alors la messe est dite ? Ce jeu est parfait ? Et bien non. GTA est aussi moche qu'amusant, ce qui n'est pas rien. Allons-y. Les textures sont au mieux simplistes, voire baveuses, on se demande parfois si je jeu est vraiment en couleurs 32 bit, tellement les dégradés de couleurs agressent nos rétines habituées au filtrage anisotropique et au textures haute définition. Les modèles de personnages sont taillés à la hache, ont des parpaings à la place des mains, sont assez mal animés (sauf CJ, qui est acceptable), leurs visages n'ont pas la moindre expression, et comparé à la technologie faciale de HL², on se croirait revenu à l'age de pierre. Il faudrait bien plus de 300 Spartiates pour venir à bout des bugs de collision qui déferlent sur le joueur sans défense (une voiture bloquée dans un garage m'a même obligé à aller chercher une sauvegarde en ligne pour continuer à jouer). Les personnages dirigés par l'ordinateur sont d'une bêtise sans nom, et ne savent que tirer dans votre direction, sans jamais éviter vos attaques. La visée à la souris est bien trop précise, et permet d'aligner les headshots au pistolet à plusieurs dizaines de mètres de distance. Pfiou.

San Andreas est basé sur un moteur graphique PS2 créé au siècle dernier, et ça se voit, même si sur PC, quelques améliorations sont visibles. La laideur des décors permet d'afficher une très grande quantité d'éléments à l'écran, sans le moindre ralentissment. La distance d'affichage impressionnante, lorsqu'elle se marie à de beaux effets de lumière et de vitesse, rend presque jolis vos rodéos en pleine ville. L'anti-aliasing fonctionne bien lui aussi.

Un mot pourrait résumer GTA:San Andreas. Démesure. Le contenu du jeu est proprement hallucinant, et complèter toutes les missions secondaires vous occupera pendant des semaines. Le monde est gigantesque, et vous n'en finirez pas de le parcourir avec grand plaisir. Les personnages sont très nombreux, et possèdent tous une personnalité propre, servie par des dialogues intelligement écrits, des doublages sans faille et un souci du détail que l'on ne peut qu'admirer. Démesure aussi dans l'aspect inachevé du jeu. Les bugs sont légion, peuvent sérieusement vous gâcher le plaisir et les graphismes sont très faiblards dès qu'on regarde l'écran d'un peu près.

Chapeau à Rockstar Studios, qui a tellement peaufiné le gameplay et l'univers du jeu qu'on en oublie rapidement sa laideur. Vous n'aurez pas le moindre mal à vous immerger dans cet univers accrocheur. GTA : San Andreas garde donc sa place meritée dans le panthéon des meilleurs jeux de ces dernières années.

 
Note et classement
Grand Theft Auto : San Andreas
PC - Action/Aventure
Grand Theft Auto : San Andreas
Classé 403 sur 12032 jeux au général
Classé 41 sur 1620 jeux sur PC
 
La presse:
(2 Notes)
18
Les joueurs:
(7 Notes)
17.6
 
Note globale Catégorie Notez ce jeu
17.8 A
 
 
Support PC
Editeur Rockstar Games
Développeur Rockstar
Catégorie Action/Aventure
Sortie france 2005
Joueurs max 1
Import NON
Titre alternatif n/c
 
 
pub
 
 
 
G-15 [ Niv: 8; Exp: 1603 ]
[ Envoyer un message privé ]
19
 
- 32X - 3DO - Amiga - Amstrad-CPC - Atari 2600 - Atari 5200 - Atari 7800 - Atari ST - CD32 - CDi - Colecovision - Dreamcast - DS - Game Boy Advance - Gameboy - Gameboy Color - Gamecube - Gamegear - GX-4000 - Intellivision - Jaguar - Jaguar CD - Lynx - Mac - Master-System - MegaCD - Megadrive - MSX - N-Gage - NeoGeo - NeoGeo Pocket - NeoGeo Pocket Color - NeoGeo-CD - NES - Nintendo 64 - PC - PC-Engine - Playstation - Playstation Store (N) - PS2 - PS3 - PSP - Saturn - SNES - Vectrex - Virtual Boy - Wii - WiiWare (N) - Wonderswan - Wonderswan Color - XBox - Xbox Live Arcade (N) - XBox-360

Lejeuvideo.com est une base de données sur TOUS les jeux vidéo pour TOUTES les consoles de jeu et TOUS les micro ordinateurs avec plus de 12000 fiches de jeux, plus de 7500 scans originaux de pochettes de jeux, des images, des screenshots, plus de 31000 notes et avis et autres types d'informations pour tous les jeux vidéo. Vous ne trouverez sur ce site aucune soluce, solution ou astuce, vous ne pourrez y télécharger aucun crack, no cd key, rom, iso ou serial de jeux vidéo

© 2005-2009 DotComFuture - Informations légales