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Bartholomeo [ Niv: 8; Exp: 1877 ]
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Pour sa première escapade sur console portable, Daxter se retrouve délesté de son compagnon Jak. La beloutre peut enfin jouer la vedette dans un épisode totalement inédit. Mais un héros charismatique ne suffit pas pour faire un bon jeu. Daxter s’en sortira-t-il sans le freluquet blond ?

Dans la trilogie Jak & Daxter (Jak X n’y figure pas) sortie sur PS2, on oubliait trop souvent de parler de Daxter, le compagnon gaffeur et égocentrique de Jak. Certains pensaient même que cette bestiole était une idée des « marketteurs » qui cherchaient une mascotte pour faire vendre plus. Mais avec l’avènement de la PSP et du genre plate-forme (popularisé en majeure partie par la série Jak & Daxter), l’animal fait cavalier seul et prouve que sans lui, Jak n’en serait jamais arrivé à ce stade de vedette du jeu vidéo. Car le scénario de Daxter est complètement crédible avec la trilogie et il permet même d’obscurcir certains points mystérieux. Tout commence à la fin de Jak & Daxter premier du nom, lorsque le blondinet est envoyé en prison à Abriville. La beloutre parvient à s’enfuir et va se retrouver engagé comme chasseur d’insectes, un job pas très rémunérateur et pas très glorieux non plus.

Mais à force de persévérance, la beloutre (et oui Daxter est en fait un croisement de belette et de loutre) parviendra à faire reconnaître ses talents et tentera alors de faire sortir son ami Jak de son cachot. Il faut dire que l’idée de laisser divaguer Daxter seul dans un épisode portable est plutôt bonne sur le papier, d’autant plus que l’animal convient parfaitement pour ce genre de jeu et que le titre permet de lever le voile sur le mystère qui entourait la transition entre les deux premiers épisodes de la trilogie. Et l’idée de confier le développement du jeu au studio Ready at Dawn (littéralement «prêt à l’aube») était même excellente. En effet, ce petit studio méconnu et qui s’attelait là à son premier projet d’envergure (en collaboration avec Naughty Dog, studio responsable de la trilogie Jak & Daxter) pour le compte de Sony a tout fait pour mener à bien un concept ô combien audacieux mais aussi périlleux. Mais le studio dirigé par le français Didier Malenfant s’en est très bien sorti et nous propose aujourd’hui un chef d’œuvre, à consommer sans modération.

Pour que cette épopée soit digne de ce nom, il fallait tout de même offrir à l’animal quelques atouts. Premièrement, la beloutre garde son humour ravageur et farceur, en exhibant son côté égocentrique et gaffeur. Grâce à ces traits de caractère, les développeurs font de Daxter un héros charismatique et attachant, qui parvient même à nous faire oublier Jak. Autre atout, ses armes. La beloutre bénéficiera au départ d’une tapette à mouches électrique qui servira à se battre au corps à corps et à éliminer les metal bugs (insectes que chasse Daxter) mais se verra ensuite attribuer un pulvérisateur crachant un insecticide particulièrement efficace pour faire face aux nombreux ennemis qui pullulent. Mais attention car il faudra constamment surveiller la jauge d’insecticide disponible, même si des recharges traînent un peu partout. Le pulvérisateur pourra aussi se transformer en lance-flamme si on l’active devant une bougie. Au cours de l’aventure, les armes seront upgradables.

Par exemple, le pulvérisateur pourra servir de jet pack après rajout d’une pièce spéciale. Ces armes paraissent plus loufoques qu’efficaces, mais une fois dans les mains du Daxterminator, elles s’avèrent redoutables car la bestiole enchaîne les combos avec sa tapette. Parfois, Daxter pourra utiliser des véhicules dans certains niveaux spécifiques. Le design de ces engins n’est pas sans rappeler ceux déjà croisés dans la trilogie PS2. Mais dans les phases pédestres qui représentent la majorité des 17 missions du jeu, l’animal devra se dépatouiller avec les armes mises à sa disposition et ses dons naturels de beloutre : il pourra ramper, sauter et escalader. Heureusement pour lui puisque les niveaux sont bardés de pièges en tous genres et d’obstacles. Entre presque chaque mission, on pourra déambuler librement dans un quartier d’Abriville finement modélisé, à pied ou en scooter futuriste, mais comme aucune quête annexe n’est disponible en dehors des missions, on se contentera de visiter un peu avant de se mettre en route pour la prochaine mission. Ou alors si l’on n’a vraiment aucune envie de recommencer le boulot immédiatement, on peut aller faire un somme dans la boutique des chasseurs d’insectes. A ce moment-là, on a accès à des missions bonus qui sont en réalité les rêves mégalos et égocentriques de Daxter, et qui parodient des films connus. Le gameplay passe alors en Quick Time Event, comme c’est la mode actuellement dans les jeux d’action. Il faudra néanmoins récolter les orbes des précurseurs pour débloquer de nouveaux rêves, tandis que les orbes dorées contenues dans les metal bugs servent à être payé. On pourra compter sur des combats d’insectes à deux joueurs pour s’éclater à plusieurs. Dans ces combats, il faut se la jouer stratégique en jouant des cartes pour faire attaquer ses insectes de combat. Délirant !

On en vient maintenant à la partie technique, très importante dans un jeu vidéo. On commence avec les graphismes. Exceptionnels, magnifiques, colorés, chatoyants ! Vous l’aurez compris, la partie graphique est des plus réussies. Les personnages sont finement modélisés, tout comme les armes et véhicules. Les cinématiques usent du moteur du jeu et font penser à un dessin animé. Les niveaux sont variés, on passe des environnements naturels et verdoyants à des endroits artificiels et lugubres, sombres. Les effets spéciaux raviront les amateurs de spectacle avec des gerbes de flammes, des explosions démentielles et des combats acharnés. Côté animation, pas grand-chose à reprocher, sinon un léger aliasing et quelques ralentissements anodins lors de la sauvegarde automatique. La bande-son est impeccable avec des doublages français propres (on pourra rajouter des sous-titres), des bruitages parfaits et des musiques très agréables qui s’adaptent à la situation et à l’ambiance. De plus, chaque personnage possède une voix qui correspond avec son physique, ce qui permet d’identifier rapidement l’interlocuteur (voix de vieillard pour Osmo le patron âgé, voix criarde pour Daxter le petit animal…). Les dialogues sont parfois à mourir de rire car dès que la beloutre intervient, c’est toujours pour sortir une réplique loufoque et hilarante. Mais le comique de la bestiole se joue parfois sur la situation, car Daxter est un inégalable gaffeur.

On en vient à la jouabilité, partie cruciale du test d’un jeu de plate-forme. Surprise, la configuration rebutante de la PSP s’adapte parfaitement pour ce jeu et malgré une rigidité exaspérante du stick analogique, on dirige Daxter les doigts dans le nez. Les combos s’enchaînent facilement et l’on manie le pulvérisateur facilement, tout comme le pilotage des véhicules qui est parfait. De plus, l’animal bénéficie de quelques atouts cités précédemment (ramper, escalader et sauter) qui s’effectuent le plus simplement du monde. Bref, une maniabilité exemplaire. Le plus dur maintenant, la durée de vie. Point faible de la majorité des jeux du genre, Daxter surprend de ce côté puisque non content de proposer 17 niveaux, on aura aussi droit à quelques missions bonus (les fameux rêves), un mode multijoueurs et pour les maniaques qui souhaitent tout débloquer, ils pourront refaire les niveaux pour chercher des objets oubliés. La partie technique est donc à l’image du reste du jeu : excellente ! Daxter est bien le digne compagnon de Jak.

La PSP manquait cruellement de hits originaux et inédits. Daxter arrive à point nommé et perpétue la magnificence de la trilogie Jak & Daxter. La beloutre s’avère très charismatique et son caractère particulier fait de lui un personnage attachant. Allié à une réalisation impeccable, le concept du jeu séduit immédiatement. A posséder absolument par les tous les détenteurs de PSP.



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ridik [ Niv: 28; Exp: 83785 ]
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Magnifique, Daxter nous prouve que la PSP peut nous offrir des jeux de plateforme de toute beauté dignes de sa consoeur la Playstation 2... Ready At Dawn est un studio vraiment prometteur qui va nous offrir le premier God Of War sur cette même console portable et Okami version Wii. Du tout bon.

 
Note et classement
Daxter
PSP - Action/Aventure
Daxter
Classé 627 sur 11258 jeux au général
Classé 6 sur 362 jeux sur PSP
 
La presse:
(7 Notes)
16.7
Les joueurs:
(12 Notes)
17.8
 
Note globale Catégorie Notez ce jeu
17.2 A
 
 
Support PSP
Editeur S.C.E
Développeur N/A
Catégorie Action/Aventure
Sortie france 2006
Joueurs max 2 en WiFi
Import NON
Titre alternatif n/c
 
 
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Consoles + n°172 15/20
Gamekult 14/20
Gamespot 18/20
IGN 18/20
Jeuxactu.com 16/20
Jeuxvideo.com 16/20
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